Echopolitique

Ne pas faire de politique, c'est faire la politique de ceux qui nous imposent la leur.

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Un nouveau délit vient d’être inventé !

Posted by lolik11 sur 19 février, 2011

Il s’agit de l’incitation à la discrimination raciale, sans aucun soupçon de diffamation. ??? Le concept n’est pas facile à cerner et une telle créativité juridique est assez ébouriffante. Je vous livre le raisonnement sur lequel s’est appuyé le tribunal pour condamner Eric Zemmour. Mais avant, retour en arrière sur les propos en cause : «Pourquoi ils sont contrôlés 17 fois, parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes, c’est comme ça, c’est un fait. »

1)      Le Tribunal l’a relaxé du délit de diffamation pour ces propos car « Il n’affirme ni ne sous-entend l’existence d’un lien de causalité avéré ou possible entre l’origine ou la couleur de peau et une sur-représentativité prétendue parmi les trafiquants »

2)      Mais ce même Tribunal a considéré qu’il avait bien incité à la discrimination raciale car « Par cette phrase catégorique et péremptoire, il justifie directement et clairement les contrôles, aussi arbitraires que systématiques, envers certaines catégories de population».

Est-ce à dire que si la phrase avait été moins péremptoire, il n’y aurait pas eu incitation à la discrimination raciale ? Par exemple «…parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes » est nettement moins péremptoire donc il n’y aurait pas de discrimination. A retenir donc, que « c’est comme ça, c’est un fait » ne devra désormais être employé qu’en dehors de tout contexte potentiellement discriminant. La météo et la philatélie se voient désormais conservateurs en chef de ces sympathiques locutions.

On comprend aussi au passage, que cette même phrase, si elle n’avait pas été précédée d’un échange sur les raisons de contrôles policiers, ne les auraient donc pas justifiés, ces satanés contrôles aussi arbitraires que systématiques, et donc que le Tribunal n’y aurait vu aucune incitation à la discrimination raciale.  Il faudra donc éviter les concomitances suspectes et modifier un peu nos habitudes de conversation. Ca donnera à peu près, ça :

« Pourquoi sont-ils contrôlés ? » rester silencieux ou parler d’autre chose…Lorsque l’interlocuteur aura repris la parole et sera passé à un autre sujet, on pourra alors dire « «…parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes ». Bref, les discussions ne vont pas être faciles à l’avenir ! Enfin, pas toutes ; il est quand même permis, par exemple, de se refuser à embaucher un mâle blanc et de lui préférer une femme, ou une personne…

Une soixantaine de députés en arrivent à penser qu’il s’agit d’une dérive judiciaire qui impose désormais la révision des lois qui la permettent. Les citoyens les plus audacieux créent des comités de soutien et d’autres signent des pétitions pour s’opposer à cette police de la pensée, bref on dirait que le fossé se creuse entre la Justice, le peuple et ses représentants et que tout ce petit monde commence à s’émouvoir bruyamment.  Attendons l’appel du jugement, et d’ici là regardons si sa voix, sera entendue ou si la Justice continuera à nous inventer la société du silence.

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Où sont passés les républicains de gauche ?

Posted by echopolitique sur 1 mai, 2010

Excellent débat comme toujours entre E.Zemmour et J.L.Mélenchon, les deux ayant des positions et un franc-parler que j’apprécie. Mais surtout ils ont une cohérence générale et ne cherchent pas seulement à faire plaisir à l’interlocuteur en face. Le débat en vient au voile et à la burqa (à partir de la 5’30) et J.L.Mélenchon exprime enfin une parole de la « vieille » gauche, celle qui est laïque, qui défend l’émancipation des femmes par rapport aux hommes, qui ose défendre la République et ses valeurs contre le politiquement correct de la non-discrimination, de la non-stigmatisation et du droit à la différence. J.L.Mélenchon dit quand même que les femmes en burqa sont des « fantômes qui se baladent dans la rue et qui ne veulent pas qu’on les regarde», que la République ne stigmatise pas des gens qui se stigmatisent tout seuls, Au final, J.L.Mélenchon a des paroles et des positions plus dures sur la burqa que la plupart des dirigeants de droite (y compris E.Besson qui est nazifié par le politiquement correct sur ces sujets).

Et pourtant, pas un membre du public, pas un invité sur le plateau ne pousse de cris d’orfraie ! Ce qui n’aurait pas manqué d’être le cas si les mêmes propos avaient été tenus par un homme de droite. Pourquoi ? Parce que simplement, J.L.Mélenchon est un homme de gauche. Comme si le label « de gauche » était le seul qui permette d’échapper à l’inquisition antiraciste. Il suffit de voir l’embarras de Charles Berling pour répondre à J.L.Mélenchon alors que juste avant il n’hésitait pas à s’opposer frontalement contre E.Zemmour, en l’accusant à mots couverts de racisme.

D’ailleurs, E.Zemmour met le doigt exactement là où cela fait mal en pointant les habits de la Vertu dont la gauche se pare systématiquement. La gauche peut être contre la burqa comme la droite mais elle ne doit pas être mise dans le même sac car la gauche a toujours de bonnes arrière-pensées et même une politique juste sur ces sujets, pas comme la droite. En somme, la gauche a toujours raison quelque soit la position qu’elle choisisse car elle le fait pour de bonnes raisons. Mais comme le dit E.Zemmour, si Jospin était là, la gauche se coucherait devant la burqa de peur de stigmatiser, comme elle l’avait fait devant le voile en 1989. C’est la droite, en 2004, qui a eu le courage d’interdire le voile à l’Ecole. Ce renoncement face à la religion de la République laïque nous le payons encore, les islamistes y ont vu une faiblesse de notre pays et une faille dans le paysage politique et font désormais de l’entrisme à gauche afin de renforcer leurs thèses, ce qui jusqu’à présent leur réussissait fort bien.

Le problème de la gauche est d’ailleurs superbement résumé par Ch. Berling, l’invité bien-pensant du jour, quand il dit que « tout démocrate est emmerdé avec ça  (en parlant de la burqa), qu’on soit de droite ou de gauche ». Le problème est que nous ne sommes pas seulement une démocratie, système politique où le peuple est souverain et détient le pouvoir collectivement, où les démocrates se soumettent à la loi de la majorité. Nous sommes avant tout des républicains dans une République, c’est-à-dire un régime défendant des valeurs fondamentales,  inscrites dans sa Constitution, qui ne sont pas négociables, même s’il y a un mouvement d’opinion pour les contourner, dans une circonstance particulière. Hors un remaniement de la Constitution, le principe de laïcité s’oppose fermement  aux démonstrations religieuses publiques. Le problème fondamental de la gauche sur tous ces sujets est qu’elle ne sait plus où doit être son allégeance : à la République et ses valeurs ou à la Démocratie et ses renoncements républicains ?

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En soutien à Eric Zemmour dans son combat contre le fascisme politiquement correct

Posted by echopolitique sur 25 mars, 2010

Echo Politique et ses deux auteurs veulent soutenir E.Zemmour dans son combat contre le fascisme bien-pensant qui veut le faire taire et l’empêcher d’exercer son métier. E.Zemmour est un des seuls journalistes à avoir une parole dissonante dans le paysage médiatique, un des seuls qui dépassent les poncifs médiatiques auxquels nous avons été nourris depuis 30 ans. Un des seuls également à analyser la vérité des faits sur des sujets aussi verrouillés médiatiquement que l’immigration, l’assimilation, l’Europe, la justice, les relations et intérêts politiques des différents lobbys. Un des seuls à ne pas accepter le déni des faits qui tient lieu de pensée aux moutons médiatiques comme le dit si bien Elisabeth Levy. Pour cela, les antiracismes cette fois-ci veulent le faire taire pour avoir dit seulement des faits. C’était le lobby des juges il y a quelques mois. C’était les européïstes encore avant…Cette dérive totalitaire du politiquement correct est une grave régression démocratique dans notre pays et nous empruntons malheureusement le chemin annoncé par A.Finkelkraut lorsqu’il disait que l’antiracisme serait le communisme du 21ème siècle.

Nous signalons que des sympatisants de sa cause ont appelé à une manifestation de soutien jeudi 25 mars de 17 h 30 à 19 heures devant le siège du Figaro, 14 boulevard Haussman, métro Richelieu Drouot et nous invitons tous ceux qui défendent la liberté d’expression à s’y joindre. Il est important de montrer physiquement et médiatiquement qu’E.Zemmour compte un nombre important de soutiens, de savoir s’organiser comme les pétitionnaires professionnels savent si bien le faire pour peser sur les débats.

La lettre d’Éric Zemmour au président de la LICRA

Monsieur le Président, je fais suite à notre rencontre à l’instigation de mon avocat, Olivier Pardo. Cette rencontre nous a permis de nous rendre compte qu’il y avait bien eu un malentendu et une confusion non seulement dans la reprise de mes propos par les médias, mais également dans l’analyse qui a pu ensuite en être faite et qui a conduit à ce déchaînement médiatique à mon encontre.

En effet, je n’ai jamais dit, contrairement à ce qui a pu être colporté dans les médias, que tous les délinquants sont arabes et noirs , mais que la plupart des délinquants sont arabes et noirs.

Ma volonté n’a jamais été de stigmatiser les Noirs ou les Arabes  » comme des délinquants, mais, si cette phrase, sortie de tout contexte, a pu heurter, je le regrette.
La mise en scène toute de gouaille cynique d’un Ardisson sur Canal+, qui prévient d’avance par un panneau comme dans les dessins animés de Tex Avery : Attention, Zemmour dérape , et qui mime un effarement scandalisé d’autant plus surjoué qu’il est enregistré et inséré a posteriori, tandis que pendant l’émission, il avait pris un air patelin, pour me glisser à l’oreille : Tu as un rôle très important dans la société de dire les vérités qui dérangent… Ne t’inquiète pas, je te protégerai au montage. Car, si mes propos étaient si infâmes à ses yeux, que ne les a-t-il coupés au montage ?

D’autres sont allés plus loin. J’aurais déclaré : Tous les Arabes et Noirs sont délinquants . C’est ainsi que l’a pris – ou a voulu le comprendre – un membre éminent du CSA, Rachid Arhab, qui a rétorqué à la cantonade : On peut être arabe et membre du CSA . Mais était-ce le sujet ? Des journalistes m’ont même demandé si j’avais voulu dire qu’ils étaient délinquants parce qu’arabes et noirs . Et ils se sont étonnés que je refuse de leur répondre.

Je n’ai bien entendu pas voulu dire tout cela. Je connais trop la souffrance réelle de mes compatriotes Arabes et Noirs , honnêtes travailleurs, parents intègres, qui se sentent salis par les exactions des bandes de jeunes gens qui ont la même origine qu’eux. Je le sais d’autant mieux qu’avec mon patronyme, je me souviens du temps pas si lointain – les années 1970 – où une bande de truands célèbres – les frères Zemour – défrayaient la chronique criminelle, la honte dans les yeux de mon grand-père ; et, accessoirement, l’attente interminable dans les aéroports pour la vérification vétilleuse – et sans ordinateur – de mon identité. Mon grand-père souffrait en silence pour son « nom traîné dans la boue », mais il n’a jamais prétendu que nos homonymes n’étaient pas des brigands de grand chemin !

On a volontairement oublié que ma désormais fameuse phrase n’était qu’une réponse aux arguments développés par les autres intervenants selon laquelle la police n’arrête que les Arabes et Noirs. Cette double stigmatisation – et de la police républicaine – et des Arabes et Noirs ne choque personne. Les Arabes et Noirs peuvent être distingués du reste de la communauté nationale s’ils sont héros (le livre de Thuram exaltant les héros noirs) ou victimes. Dans tous les autres cas, il est infâme de les distinguer. Cette injonction universaliste conviendrait assez bien à mon tempérament assimilationniste. J’ai tendance à ne voir dans tous les Français que des enfants de la patrie, sans distinction de race ni de religion, comme dit le préambule de notre Constitution.

Mais voilà que l’on me reproche aussi cette position, que l’on juge désuète, très IIIe République, exhalant un fumet néo-colonialiste. Au nom du droit à la différence, de la modernité, on doit pouvoir exalter ses racines et l’enrichissement d’une société multiculturelle. Mais quand vous avez l’outrecuidance de montrer l’envers de ce décor riant, on redevient furieusement universaliste !

J’ai eu le malheur d’ajouter : c’est un fait ! J’aurais sans doute dû ajouter malheureusement . Je ne me réjouis ni pour eux ni pour la société française ; mais l’autruche n’est pas mon modèle. On me rétorque un peu facilement qu’il n’y a pas de statistiques ethniques pour prouver mes dires. Pourtant, devant une commission parlementaire du Sénat, Christian Delorme, surnommé le curé des Minguettes , ne déclarait-il pas : En France, nous ne parvenons pas à dire certaines choses parfois pour des raisons louables. Il en est ainsi de la surdélinquance des jeunes issus de l’immigration qui a longtemps été niée, sous prétexte de ne pas stigmatiser. On a attendu que la réalité des quartiers, des commissariats, des tribunaux, des prisons impose l’évidence de cette surreprésentation pour la reconnaître publiquement. Et encore, les politiques ne savent pas encore en parler. »

Il y a quelques années, une enquête commandée par le ministère de la Justice, pour évaluer le nombre d’imans nécessaires, évaluait le pourcentage de musulmans dans les prisons entre 70 et 80 %. En 2004, l’islamologue Farhad Khosrokhavar, dans un livre L’islam dans les prisons ( Balland), confirmait ce chiffre. En 2007, dans un article du Point , qui avait eu accès aux synthèses de la Direction centrale de la sécurité publique ( DCSP) et de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), on évaluait entre 60 et 70 % des suspects répertoriés issus de l’immigration. Il y a près de dix ans, la commissaire Lucienne Bui Trong, chargée des violences urbaines à la direction centrale des RG, relevait que 85 % de leurs auteurs sont d’origine maghrébine. Dans un article du Monde, du 16 mars 2010, les rapports des RG sur les bandes violentes établissaient que 87 % étaient de nationalité française, 67 % d’origine maghrébine et 17 % d’origine africaine. La « plupart » est donc, au regard de ces chiffres, le mot qui convient.

Mes contempteurs pourraient d’ailleurs me rétorquer que ces chiffres prouvent bien que les personnes issues de l’immigration sont défavorisées, puisque depuis Victor Hugo, on sait bien que c’est la misère qui crée la délinquance. On pourrait aussi rappeler que dans tous les pays d’immigration, les derniers arrivés donnent souvent les gros effectifs à la délinquance – Irlandais dans l’Amérique du XIXe siècle, Marocains dans l’Israël des années 1950, Russes aujourd’hui. Ces arguments ne sont d’ailleurs pas sans fondement, mais on ne me les présente nullement. On exige seulement que je me taise.

On me reproche aussi de contester le principe de discrimination . Mais je continue de penser que le concept même de « discrimination » est dangereux, qu’il pousse à la délation et l’irresponsabilité. Depuis quand n’a-t-on plus le droit en France de contester le bien-fondé d’une loi ? Cette question des discriminations est potentiellement explosive dans un pays égalitaire comme la France. Quand certains grands patrons déclarent qu’ils n’embaucheront plus désormais que des gens issus de l’immigration, et en tout cas pas des mâles blancs , c’est aussi une discrimination, mais personne ne s’en soucie. C’est pour éviter ces querelles sans fin que j’explique que la discrimination, c’est la vie , c’est-à-dire la liberté de choix. Il faut traiter les problèmes réels autrement. En tout cas, on peut en débattre dans un pays libre.

Il existe aujourd’hui une ambiance délétère dans le débat démocratique français. Le pays de Voltaire « je ne suis pas d’accord avec vous mais je me battrai pour que vous puisiez le dire » devient le pays de Torquemada, qui tue l’hérétique pour sauver son âme. Pourquoi les journalistes qui prétendent faire un portrait de moi s’empressent-ils de demander à mes employeurs s’ils me garderont leur confiance ? Il y a aujourd’hui en France une ambiance maccarthyste qui réclame l’interdiction professionnelle comme exutoire des dérapages. C’est ma mort sociale qui est réclamée.

Notre rencontre a eu le mérite d’ouvrir un dialogue qui, je l’espère, pourra se prolonger, hors de l’enceinte d’un tribunal. Je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l’assurance de mes sentiments distingués.

Éric Zemmour »

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