Echopolitique

Ne pas faire de politique, c'est faire la politique de ceux qui nous imposent la leur.

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L’Islande ou comment un petit peuple gardant sa souveraineté refuse les diktats bancaires et européens

Posted by echopolitique sur 23 avril, 2011

Les islandais ont refusé par 2 fois le diktat des banques, des autres pays européens et de leurs dirigeants...un véritable exemple pour tous ceux qui pensent qu'une Autre Politique est possible !

Nos cousins du Nord sont en train de nous donner une belle leçon de démocratie et de retour du politique dans l’indifférence totale des médias et le silence de nos élites. Et pour cause, ils font preuve d’une indépendance que nous avons volontairement abdiquée et qu’il serait cruel de nous rappeler.  Et ils nous montrent une voie pour la sortie de crise contraire à tous les dogmes européistes.

Mais revenons au commencement, en 2008, l’économie islandaise qui avait basé son développement fulgurant de la dernière décennie sur un secteur bancaire atrophié (les avoirs des banques représentaient 10 fois le PIB), est au bord de la faillite. La crise financière entraine la chute des grandes banques du pays et le pays décide de les nationaliser. Mais contrairement à celui de l’Irlande, le gouvernement choisit de ne pas les renflouer et les laisse faire faillite tout en garantissant les dépôts des seuls islandais. Le pays subit un choc très rude, la couronne se dévalue fortement (au point d’envisager d’entrer dans l’Union Européenne et l’euro), le PIB accuse un fort recul ce qui conduit le gouvernement à formuler une demande d’aide auprès du FMI et de la Russie afin de boucler les fins de mois difficiles. Après avoir passé la phase la plus aigue de la crise, le gouvernement de centre-droit est obligé de démissionner pour laisser place à une alliance de gauche.

Dans cette tourmente bancaire, bon nombre de britanniques et de néerlandais (et plus particulièrement des fonds de pension gérant leur retraite) ont perdu près de 4 milliards dans la faillite d’Icesave. Devant cela, leurs gouvernements respectifs ont garanti les fonds (en clair les ont remboursés sur le budget de l’Etat) et se sont retournés contre le gouvernement de Reykjavik pour obtenir un remboursement de l’Etat islandais. Les gouvernements  – dont le nouveau gouvernement islandais de gauche fraichement élu sur le refus du peuple de payer pour la crise des banques – se mettent d’accord sur un plan de remboursement 3,8 milliards d’euros, ce qui représente tout de même 40% du PIB islandais…pour rembourser les clients britanniques et néerlandais d’une faillite d’une banque en ligne opérant principalement à l’étranger ! Lire le reste de cette entrée »

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En hommage à M. Allais

Posted by lolik11 sur 20 octobre, 2010

"Quelle différence y a-t-il entre les banques et les faux-monnayeurs ?" La réponse est qu'il v en a peu

Maurice Allais, grand économiste français du XXème siècle, prix Nobel d’économie en 1988 est mort la semaine dernière. Après le Général Gallois, voici un illustre français qui décède dans sa centième année. Immédiatement, la classe médiatique et politique lui a, bien entendu, rendu immédiatement un vibrant hommage, célébrant le grand intellectuel qu’il était, le grand penseur de l’économie. Mais il faut aussi se souvenir que depuis vingt ans, M.Allais avait été quasiment interdit de parole dans les médias. Que pendant vingt années, les dirigeants politiques ont fait l’exact contraire de ce qu’il défendait et pire, ont qualifié de populistes, d’extrémistes, de démagogues tous ceux qui ont repris un tant soit peu ses idées (voir la morgue de P.Lellouche et P.Moscovici contre N.Dupont-Aignan à propos de l’Euro).

A regarder de plus près, cet hommage du Vice à la Vertu est écœurant et procède davantage de la volonté d’enterrer symboliquement les idées avec l’homme. Cela avait déjà été le cas avec P.Seguin l’année dernière, dont l’enterrement aux Invalides de l’homme du « Munich social » avait réuni gravement tous ceux qui avaient clairement fait le choix de ce Munich social. Il en va de même des célébrations du Général De Gaulle qui ne sont rendues que pour bien manifester qu’il s’agit du passé, d’un passé révolu et qu’en aucun cas, l’œuvre du Général ne les guide dans le présent.

Oui mais. Car il y a toujours un mais. La réalité est différente de ce que nos politiciens ont voulu et c’est bien la pensée de Maurice Allais, de Philippe Seguin ou du Général De Gaulle qui sont les plus à même de répondre à la situation désastreuse de la France aujourd’hui. Comme l’avait prédit M. Allais, la croissance des dernières années n’était bâtie que sur des pyramides de dettes qui ont bien fini par s’écrouler. Comme il l’avait prédit aussi, sans un protectionnisme raisonné et raisonnable, nous allons assister à un dépeçage de l’industrie européenne et une grave crise des pays européens. De même que comme l’avait prédit P. Seguin, le traité de Maastrich a bien été un Munich social avec une croissance européenne de 1% sur 10 ans et surtout, un nivellement par le bas des conditions sociales en Europe. Pour le Général de Gaulle, cela est encore plus vrai. La quasi intégralité de son œuvre politique est toujours valable aujourd’hui, de l’indépendance de la France, à la position dans l’OTAN, de la situation européenne à la participation, de la modernisation de l’Etat à la politique industrielle…

Mais revenons à Maurice Allais et ses idées. Il croyait à l’économie de marché et à la concurrence comme moyen le plus efficace de produire des richesses mais qu’en aucun le libéralisme ne devait être un laisser-faire. Il prônait la libéralisation des échanges, seulement entre des pays à niveau de salaires comparables et donc à l’instauration d’un protectionnisme avec les autres pays (européens compris). Il s’opposait également à la libéralisation financière des années 90 qui a amené les banques à faire tout et à peu près n’importe quoi (surtout n’importe quoi) avec la bénédiction de tous les gouvernements. Pour lui, les banques doivent être strictement contrôlées et les pays doivent reprendre aux banques privées le droit de création monétaire. Il pensait également nécessaire d’instaurer une préférence communautaire et de revenir à l’instauration du marché commun européen avec des délais de plusieurs années pour les nouveaux venus avant de libéraliser totalement les échanges. En clair, M. Allais souhaitait un libéralisme à l’intérieur et un protectionnisme à l’extérieur, ce qui, on s’en souvient peu, était la base de la construction européenne à six avant que les britanniques et leurs idiots utiles ne transforment le marché commun en marché tout court…

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La Chine ou la Mort !

Posted by lolik11 sur 12 octobre, 2010

Ceci n'est plus le berceau de la civilisation européenne mais la première colonie chinois d'Europe

Il y a un peu plus d’une semaine, nous mettions en garde contre une mondialisation qui ne profiterait qu’à la Chine et sur le fait que l’Europe (ou plutôt les pays européens hors Allemagne) était en train de devenir le dindon de la guerre économique à cause de son refus d’utiliser l’arme monétaire alors que tous les autres pays y ont recours. Et bien, l’actualité vient de nous donner encore raison, la Chine a annoncé la semaine dernière, très intelligemment, qu’elle financerait la Grèce quand celle-ci reviendrait sur les marchés contre le rachat de ses ports et de sa marine marchande.

Cette annonce est très intelligente car la Chine fait par-là d’une pierre deux coups. Tout d’abord, elle fait semblant de vouloir aider la Grèce en lui apportant un financement stable et c’est à ce titre qu’elle a reçu quitus de l’Union Européenne. C’est d’autant plus agréable de faire le mécène que les dettes de la Grèce bénéficient de la garantie des membres de la zone euro (à hauteur de 440 milliards depuis mai 2010). Mais surtout, elle rachète à bon compte les seules activités grecques rentables (qui de surcroit pourraient bien faire de la Grèce, la base de distribution des produits chinois en Europe et des dans les Balkans) et en même temps, donne des garanties aux marchés financiers sur le maillon le plus faible de la zone Euro ; ceci lui assure ainsi que l’Euro va continuer à s’apprécier dans les années à venir. Le yuan restera donc encore sous-évalué par rapport à l’Euro permettant à la Chine de nous vendre ses produits toujours moins chers, de faire tourner leurs usines à plein régime et surtout, de continuer à détruire encore la compétitivité européenne, annonçant ainsi que le flux de délocalisations (avec transfert d’emplois, de richesse, de technologie…) se perpétue. En fait, la Chine, avec cette annonce s’est assurée que les pays européens continueraient leur cercle vicieux qui les mènent dans les bas fonds de l’économie et elle vers le top.

Et bien sur, la Commission Européenne a approuvé ce rachat. A se demander si les seuls Etats qui aient le droit d’intervenir dans l’économie des pays européens ne seraient pas justement les pays non-européens. La Commission Européenne est en fait tout simplement en train de brader l’Europe et ses Nations sur l’autel des dogmes européens (la Concurrence Pure et Parfaite, l’Euro fort, la Lutte contre l’Inflation, la Non-Monétisation des dettes publiques, le refus de toute Politique Industrielle…). Elle continue de refuser d’intervenir, à cause de sa sujétion à l’Allemagne, à utiliser l’arme monétaire et préfère voir nos usines partir, notre commerce extérieur mis en lambeaux par la Chine et les US mais aussi par les pays européens n’ayant pas l’euro qui laissent filer leur monnaie (Pologne, Suède, Angleterre…) et ne se lasse pas de continuer à voir le chômage augmenter en Europe. Elle refuse de protéger un minimum le marché commun, devenu le marché tout court, alors que la réciprocité n’est même pas accordée à l’Europe en terme d’accès aux marchés.

La Commission Européenne est le faux-nez du renoncement généralisé de nos élites devant l’Allemagne, les oligarchies, les pays émergents, sans même parler des renoncements culturels devant ces mêmes acteurs. Quand on voit le premier ministre chinois parader sur l’Acropole, (brossant dans le sens du poil le premier ministre Papandreou en réclamant le retour des fresques du Parthénon), berceau de la civilisation hellénique et donc européenne, on se dit que le projet européen a bien mal tourné, se résumant désormais à : La Chine ou la mort !

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La croisade de l’Europe contre les Nations

Posted by echopolitique sur 19 septembre, 2010

L'inquisition en action

L'inquisition en action

Cette semaine, nous avons atteint un summum lors de la polémique déclenchée par les propos de Viviane Reding insinuant que la France se comportait comme les nazis. Cette commissaire luxembourgeoise, dont le pays soumet à l’obtention d’une autorisation de travail le séjour des roumains et bulgares ce qui est une bonne façon de leur en interdire le séjour, n’a pas eu peur d’aller trop loin. Evidemment, la circulaire en question était scandaleuse mais elle n’était en rien à rapprocher de la déportation des Juifs pendant la Seconde Guerre Mondiale.

D’ailleurs ce qui est vraiment scandaleux dans cette circulaire est qu’elle se focalise principalement sur les Roms (car facilement expulsables) et ne prévoit pas d’appliquer la loi républicaine aux autres campements ni  autres immigrés clandestins. La politique sarkozyste est totalement hypocrite sur l’immigration (comme sur beaucoup de sujets d’ailleurs), prisonnière des intérêts du MEDEF qui veut une main d’œuvre bon marché permettant de faire pression sur les salaires et à la remorque des attentes populaires (ces fameux électeurs qui l’ont rejoint en 2007) qui n’en peuvent plus de ce multiculturalisme qu’ils vivent au détriment de leur identité, de leur quotidien et de leur pays. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : sur les 29 000 reconduites à la frontière, il y en a la moitié qui s’effectue  à partir de Mayotte et environ 10 000 qui concernent les Roms (qui peuvent revenir dès le lendemain grâce à la libre-circulation en Europe), ce qui fait que le gouvernement Sarkozy expulse en réalité aussi peu que les socialistes…Et en contrepartie, il y a eu 175 000 visas longue durée et 108 000 naturalisations l’année dernière. Et après on nous dit que la France est fermée… Comme le dit J.F.Kahn qu’on ne peut pas soupçonner d’être un sarkozyste forcené, « on n’a jamais fait une politique aussi pro-immigration que depuis 3 ans » (1).

Au final, cet épisode n’a finalement que peu à voir avec les Roms. Il révèle que la Commission Européenne (et toutes les élites européistes) ne supportent plus que les Nations européennes mènent une autre politique que celle décidée à Bruxelles. La Commission Européenne, soutenue par la gauche européenne et une partie du centre, est partie en guerre contre ce qu’il reste de souveraineté nationale des Etats-Nations (2) en cherchant à leur imposer le marché où tout doit circuler librement, biens, capitaux, services et maintenant les populations sous couvert de Droits de l’homme et de développement économique. Cette guerre idéologique et médiatique et donc politique est en cours depuis plus de 40 années et reprend toujours les mêmes arguments : nazification-culpabilisation des populations et gouvernements des pays européens et le « there is no alternative » prôné à longueur de journée par les élites qui font de l’Europe notre horizon indépassable.

Cette stratégie de culpabilisation a tellement bien marché que les ministres français n’ont eu à la bouche que les mots pour prouver leur respect du droit européen (sic !) et des engagements de la France. La Commissaire n’a même pas besoin de prouver que la France ne remplit pas ces engagements, la France est présumée coupable. Soit le renversement de la charge de la preuve, l’Inquisition n’est pas loin. D’autant que la grande Inquisitrice pourrait trouver à employer ses capacités d’indignation en regardant d’un peu plus près ce qui se passe en Roumanie, justement au sujet des Roms et qui se trouve consigné dans les rapports successifs d’Amnesty International que j’imagine disponibles à Bruxelles. Et ce, en dépit des  13 milliards d’euros versés par le Fonds social européen pour justement mieux intégrer les Roms.

La commissaire Reding se prend pour Madame la Préfète de la Région France soutenue par tous les idiots utiles du mondialisme (ultra et alter réunis) qui ne veulent plus de Nations indépendantes. Ces pseudo-excuses n’y changent rien, surtout quand on voit que toute la Commission est sur la même ligne que la Commissaire, qui pour rajouter à la situation, a demandé que la France écrive noir sur blanc une déclaration politique s’engageant à ne pas discriminer les Roms ! Une demande tout simplement inacceptable…Le gouvernement français devrait tout simplement demander la démission de la commissaire européenne et refuser de siéger dans les instances européennes tant qu’elle ne se sera pas s’exécutée(3).

Cette affaire montre aussi que l’Europe est imposée au peuple contre sa volonté, contre leurs intérêts, contre leur souveraineté et contre leurs opinions. L’Union Européenne, tel le Léviathan ne vit que pour elle-même et cherche de plus en plus à imposer sa propre vision de la construction européenne, cette fameuse Europe supranationale, que les peuples rejettent dès qu’on leur donne la parole. L’Union Européenne se transforme d’années en années en un totalitarisme qui contraint les peuples, leur impose un modèle venu d’en haut, qui ne fonctionne pas (4) et que les peuples rejettent. Il est grand temps que les peuples européens recouvrent leur liberté et leur droit à disposer d’eux-mêmes comme cela est inscrit dans la Déclaration des Droits de l’Homme. Ils doivent reprendre possession de leur souveraineté nationale afin de décider librement en tant que peuple de leur avenir et non se laisser dicter par des dirigeants non-élus démocratiquement, des juges internationaux, des fonctionnaires européens, leur sort (5).

1 – Par ailleurs, il faut également regarder ce que dit en off J.F.Kahn sur l’immigration, position bien éloignée de la vision angélique qu’il prône dans son journal. Et il le dit lui-même !  « On ment à la population et qu’on leur cache la vérité » : http://www.dailymotion.com/video/x4xut_j-f-kahn-parle-d-immigration-en-off_creation

2- C’est dans cette même logique qu’il faut regarder l’épisode de D.Cohn-Bendit posant un petit drapeau européen sur le bureau de Vaclav Klaus, le président tchèque, qui refusait d’arborer un drapeau européen sur la façade du palais de la présidence. L’Europe considère désormais les Etats européens comme des provinces conquises qui doivent se soumettre à sa loi.

3- A une époque où l’Histoire voulait dire quelque chose, le général de Gaulle a pratiqué la politique de la chaise vide pendant près de 7 mois. Mais il faut dire qu’à l’époque on avait des dirigeants qui savaient ce que cela voulait dire gouverner…

4- Les exemples de l’échec de l’Europe sont tellement nombreux que je n’en prendrai que 3 exemples : la stratégie de Lisbonne adoptée en 2000 qui devait faire de l’Europe l’économie la plus dynamique du monde, la monnaie unique qui devait nous protéger et enfin l’espace Schengen qui devait de l’Europe un seul et même peuple. Au final, on a une économie avec moins de 1% de croissance depuis 10 ans, une monnaie qui nous pénalise dans la mondialisation et une Europe passoire qui ne contrôle plus ses frontières avec tous les problèmes que cela engendre (immigration clandestine, trafics de drogue, contrefaçon et criminalité organisée…). Mais il semble que personne dans nos pays ne veulent regarder les faits, la réalité telle qu’elle est et se contente de la voir telle que nos élites voudraient qu’elle soit.

5- Le président N.Sarkozy doit maintenant se mordre les doigts d’avoir imposé contre la volonté populaire le traité de Lisbonne qui donne force contraignante à la Charte des Droits Fondamentaux. C’est de cette Charte que la commissaire V.Reding tire son mandat pour jouer à l’inquisitrice des politiques nationales.

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Zone euro, suicide assisté par l’UMP-PS

Posted by echopolitique sur 15 mai, 2010

Pour la première fois depuis des années, Nicolas Dupont-Aignan était invité sur le plateau d’une chaine du service public où il débattait avec P.Moscovici et P.Lellouche. Pour la première fois depuis P.Seguin, un responsable politique a osé s’attaquer au mythe absolu de notre système économique : l’euro. Et espérons que cette critique de l’euro ne s’arrêtera plus et que les porteurs de cette parole oseront continuer à franchir le Rubicon. Mais il fallait entendre la violence des attaques contre NDA, raillé pour son argumentation souverainiste, moqué pour sa volonté de revenir aux monnaies nationales, sermonné pour sa supposée irresponsabilité politique, accusé d’être un populiste pour refuser que la France meure sous l’étouffoir de l’euro et enfin lepénisé pour oser s’attaquer aux mythes de l’euro et de la construction européenne. La violence des ces attaques, surtout celles venant de la part du secrétaire d’Etat, signe du zèle européen des nouveaux convertis, montre le mépris des élites pour toute idée divergente de la doxa eurobéate, le même mépris que celui qu’ont du affronter les nonistes de 2005 ou ceux de 1992…

Les deux détaillants UMP-PS du fournisseur européen nous ont joué leur vieille comédie avec les mêmes arguments usés depuis tant d’années. On a eu droit au traditionnel « il faut investir dans la recherche, l’innovation et l’économie de la connaissance » ; soit exactement la stratégie de Lisbonne définie il y a 10 ans au niveau européen qui devait faire de l’Europe la zone économie la plus compétitive du monde. Cela nous a donné 10 années de croissance à 1%.

Ensuite, on a eu droit au fameux « il faut une convergence des politiques économiques européennes et même un gouvernement économique européen ». Les deux épiciers européens oublient que personne n’en veut en Europe : ni les allemands qui ne veulent pas être solidaires des autres pays moins vertueux, trop satisfaits de dépecer l’industrie française et italienne à leur bénéfice, ni les pays qui ont rejoint récemment l’Europe, trop contents de bénéficier d’un coût salarial moins élevé et donc des délocalisations intra-européennes, ni les pays du sud qui n’ont jamais voulu développer un modèle économique basé sur la compétitivité et dont le laxisme est financé par l’UE, ni les pays anglo-saxons qui ne veulent pas entendre parler d’intégration européenne – ce blocus continental qu’ils ont toujours refusé- ni même la France qui ne souhaite pas abandonner ses acquis sociaux et son fameux modèle social…et surtout qui ne veut plus d’une intégration européenne où elle ne serait pas la France en grand.

Pour continuer, on nous a joué le couplet de l’Europe qui protège, de l’euro bouclier et de la situation qui serait pire sans l’euro et l’Europe. Et enfin, nous avons eu droit au « que pourrait la France toute seule contre la Chine, face aux Etats-Unis… ». Comme si l’Angleterre était morte, comme si la Suède, la Norvège, le Danemark, la Pologne, ou plus loin le Canada étaient morts. On nous  a joué aussi le refrain de « c’est impossible de sortir de l’euro », du « ça ne résoudrait rien et ça ferait plus de mal que de bien ». Impossible vraiment ? Alors pourquoi le Président Sarkozy aurait-il menacé la Chancelière de « réétudier la position de la France dans l’euro » si l’Allemagne n’acceptait pas le plan de sauvetage des banques et des contrats d’armements de la Grèce. Dommage qu’Angela ait cédé au bluff du président. On a aussi ressorti les « égoïsmes nationaux » et le nationalisme menant à la guerre pour décrédibiliser toute opposition à la construction européenne actuelle. Comme si la fin de l’euro et une construction européenne respectant la souveraineté des Etats-Nations allaient nous ramener en 1939.

Tous ces arguments des Dupont et Dupont pro-européens sont juste la mise en parole des renoncements d’hommes politiques incapables de penser un destin national pour le pays. Ils utilisent l’idée européenne pour accompagner leur incapacité à être autre chose que des gestionnaires du déclin français. Ils se servent de l’alibi européen pour justifier leur soumission aux lobbys et surtout pour masquer leur acceptation de voir la France se dissoudre dans ce totalitarisme mou où les politiciens ne s’embarrassent plus de ce que pense (et vit) le peuple. Alors pour remettre un peu d’opposition entre la droite et la gauche, les deux Pierre ont fait semblant de s’affronter sur les sujets sociaux et sur la rigueur. La droite voulant une Europe qui protège, la gauche souhaitant une Europe plus sociale. Les deux souhaitant aller plus loin dans l’intégration européenne qui, dans tous les cas, leur impose de mener une politique de rigueur afin de rassurer les marchés financiers, sans possibilité de développement. Après 10 ans de parenthèse, la réalité reprend ses droits et on s’aperçoit que l’euro est un étouffoir de croissance, que les économies des pays de la zone euro sont de plus en plus divergentes, qu’aucun pays ne veut réellement d’intégration européenne et que la zone euro ne sera pas une zone économique optimale (avec mobilité des travailleurs et solidarité fiscale). Ni la gauche européiste, ni la droite euroralliée n’ont pu penser cette réalité. Il est temps que des hommes nouveaux le fassent…

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Eurobéats, les idiots utiles du lobby bancaire

Posted by echopolitique sur 11 mai, 2010

Trichet, Merkel tout à leur bonheur de sauver l'euro

Trichet, Merkel tout à leur bonheur de sauver l'euro

Tirant les conclusions de l’exemple grec et de la situation budgétaire catastrophique des autres pays de la zone euro, les pays européens ont négocié, dimanche, la mise en place d’un plan de secours pouvant atteindre 750 milliards d’euros. Dans un premier temps, la Commission pourra lever 60 milliards sur les marchés avec la garantie des Etats, puis consentir des prêts aux Etats européens qui le demanderaient. Dans un deuxième temps, les Etats membres de la zone euro vont créer une société chargée d’emprunter sur les marchés et lui apporter leur garantie (88 milliards pour la France !) fin qu’elle puisse emprunter jusqu’à 440 milliards et les prêter ensuite aux pays en difficulté afin « préserver la stabilité financière de l’Europe » comme ils disent. Et le FMI pourra faire de même pour 250 milliards. Au passage, on notera que, sans que cela ne choque personne, la Commission européenne aura désormais le droit d’emprunter sur les marchés avec la garantie des Etats…Pour l’instant, la Commission européenne gérait des fonds apportés par les Etats membres mais grâce au traité de Lisbonne (article 122.2), elle peut emprunter directement en son nom. Pour faire bonne mesure, les dirigeants européens ont accepté l’idée de faire tourner la planche à billets et ont fait avaler la couleuvre à J-C.Trichet (l’indépendant qui déclarait il y a encore quatre jours, qu’une telle mesure était hors de question…), c’est-à-dire que la Banque centrale européenne achètera de la dette grecque ou espagnole et créera en contrepartie de la monnaie. En gros, tout sera fait et même au-delà pour sauver l’euro…mais malgré ça, les déficits restent et la dette continuera d’augmenter.

Ce plan gigantesque est à vrai dire, un nouvel épisode de la « privatisation des profits, socialisation des pertes ». En effet, les dirigeants européens, en mettant en place ce plan, ont assuré aux banques et autres créanciers des Etats qu’ils seront remboursés in fine par les contribuables qui se substitueront en dernier ressort aux banques. Sans oublier, bien entendu, que les banques toucheront des intérêts plus élevés pour les pays risqués…sans qu’elles n’aient à assumer le risque. Ce mécanisme est un simple racket des contribuables par le lobby bancaire puisque les banques empruntent à la BCE à 0,5%, prêtent aux Etats à 3% minimum et désormais ne supportent plus aucun risque de voir leurs créances non remboursées. D’ailleurs, les marchés ont salué, comme il se doit, ce sauvetage organisé des banques du risque souverain avec des augmentations faramineuses des bourses et plus particulièrement des valeurs bancaires (+20% minimum pour les bancaires françaises qui étaient les plus exposées).

Cela repose la question des emprunts d’Etat et de l’interdiction faite aux banques centrales d’acheter les dettes d’Etat sans taux d’intérêt, depuis 1973 par Giscard. Il faut savoir que depuis 1981, la France a payé plus d’intérêts sur la dette aux banques que l’augmentation de la dette elle-même, ce qui veut dire que si comme avant 1973, la France ne remboursait que le capital de sa dette et ne payait pas ces intérêts aux banques, nous aurions réduit notre dette ces 30 dernières années. Je connais les objections des économistes sur la monétisation des dettes et les effets inflationnistes encourus mais avec une gestion rigoureuse du budget et des taux d’intérêt, il est possible d’éviter ce risque inflationniste sans payer des milliards aux banques pour rien. Mais cela est un autre débat…qu’il faudra bien un jour rouvrir tant ce qui se passe actuellement est scandaleux.

Pour revenir à notre sujet, encore une fois les eurobéats sont les idiots utiles des lobbys qui jouent contre l’intérêt général européen. Comme au tournant de la construction européenne, marqué par l’entrée de l’Angleterre, où les eurobéats nous disaient que cela permettrait de faire une Europe puissance alors que cela était la fin même de cette idée ; comme au moment de la création de la Commission européenne qui devait permettre de mettre en place une politique européenne alors qu’elle a simplement permis au marché d’imposer sa logique à tout le Continent ; comme au moment de Maastricht et de la monnaie unique qui devait permettre d’obtenir croissance et stabilité en zone euro alors que l’expérience nous prouve que c’est la mort économique à petit feu qui nous guette ; comme au moment des élargissements successifs faits à la va-comme-je-te-pousse pour des fins strictement politiques qui empêchent tout approfondissement sérieux (manque d’approfondissement qu’ils estiment aujourd’hui, cause de la crise européenne). Pendant ce temps-là, on attend toujours la réglementation bancaire qui permettrait d’assainir le système financier, de séparer les activités de banque de détail et de banque d’investissement, de casser le « too big to fail », de limiter la spéculation sur les marchés dérivés et le marché des matières premières, d’empêcher la spéculation pour compte propre des banques (80% des résultats de Goldman Sachs), d’organiser la faillite des banques… Plutôt que de s’intéresser à ces bricoles, on va donc emprunter pour prêter et quant à ceux qui ont déjà prêté, on les remboursera en créant de la monnaie tout exprès, ce qui leur permettra, qui sait de prêter à nouveau aux mêmes en empochant au passage les intérêts ! Madoff, petit bras !

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Grèce : 17 milliards jetés par la fenêtre…

Posted by echopolitique sur 6 mai, 2010

Qui prêtera au Portugal, à l'Espagne et la France pour qu'ils prêtent à la Grèce ? Et à combien ?

Qui prêtera au Portugal, à l'Espagne et la France pour qu'ils prêtent à la Grèce ? Et à combien ?

Le plan de sauvetage de la Grèce a été finalisé le week-end dernier entre l’Union Européenne, le FMI et la Grèce. Les pays européens et le FMI apporteront 110 milliards d’euros dans les 3 ans ce qui permettra à la Grèce de ne pas faire appel aux marchés financiers pendant environ 18 mois. En échange, la Grèce s’engage à mettre en place un plan d’austérité drastique qui permettra d’économiser 11 points de PIB en 3 ans. La partie française de ce plan (17 milliards sur 3 ans à 5%) a été approuvée par la grande majorité des parlementaires dans la nuit de lundi à mardi.

Comme d’habitude, dès qu’un sujet concerne l’Europe, la gauche et la droite se retrouvent dans une belle unanimité qui est bien souvent celle du renoncement. Alors bien sûr, la gauche mâtine son soutien de discours sur l’Europe sociale (dont aucun autre pays européen ne veut) tandis que la droite nous vante l’Europe qui crée de la croissance et protège (de quoi, on se le demande…), les deux n’hésitant pas à engager 1% du pib français sur trois années !  Les mêmes arguments ou plutôt les mêmes mensonges qu’en 2005 pour le TCE, qu’en 1992 pour le traité de Maastricht, qu’en 1955 pour Rome…Heureusement qu’il y avait le député Nicolas Dupont-Aignan pour faire entendre une voix dissonante à l’Assemblée Nationale en rappelant que la situation actuelle n’est que la conséquence de deux décennies d’euro, cet aventurisme de la monnaie unique comme le disait déjà Philippe Seguin en mai 1992 dans son discours pour la France, aventurisme qui privilégie l’idéologie fédéraliste sur les réalités européennes.

Le pire est que le plan de sauvetage à la Grèce et le plan d’austérité qui lui est adjoint n’auront aucun effet réel sur l’économie grecque, sauf celui de faire mourir en bonne santé ce pays. D’ailleurs, les marchés ne croient pas au package grec, en témoigne la panique à laquelle nous assistons depuis lundi. En effet, on va peut-être assurer à la Grèce le financement de sa dette pour quelque temps mais en aucun cas la Grèce n’aura la capacité de rembourser sa dette ; il ne sert à rien de vouloir éviter l’inévitable car la charge d’intérêts que devra payer chaque année ce pays sur sa dette publique, sera supérieure à sa croissance économique. Or, pour rembourser, il faut générer des rentrées financières, mais avec le plan d’austérité, on est en train de tuer le moteur interne et sans dévaluation, on ne relance pas le moteur externe. Je ne suis pas en train de dire que la Grèce doive continuer à faire la cigale mais un plan d’austérité sans dévaluation, c’est comme jeter l’argent par les fenêtres. Aucune leçon de l’Histoire n’a été retenue : Argentine dans les années 2000, crise asiatique dans les années 1990 et encore plus loin le plan Laval en 1935. La politique de déflation ne peut pas fonctionner sans dévaluation.

Mais pour qu’il y ait dévaluation, encore faudrait-il que cela soit possible. Or avec l’euro-fort dirigé par l’Allemagne, aucune chance. Les allemands sont obnubilés par la valeur de leur précieux mark devenu euro, qui est la garantie d’un niveau de retraite confortable pour un peuple vieillissant. Sauf à organiser une sortie de la Grèce de l’Euro (ou de l’Allemagne…). En attendant, les européens devront remettre au pot dans deux ans, trois ans et tant qu’une croissance forte et durable ne sera pas assurée, la crise de la dette eurolandaise se prolongera et c’est toute la zone euro qui sera attirée dans le gouffre, entrainant avec elle toute la construction européenne vers un échec historique.

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A quand la sortie de la Grèce de l’euro ?

Posted by echopolitique sur 28 avril, 2010

La construction factice de l'euro se révèle à l'occasion de la crise grecque

La construction factice de l'euro se révèle à l'occasion de la crise grecque

La faillite grecque est désormais de plus en plus proche. Mais dans cette affaire, ce sont les différents retournements de l’Europe qui sont le plus inquiétants. Il y a un mois, on nous annonçait un plan de sauvetage UE-FMI qui était plutôt une garantie de dernier recours, crée pour ne pas être utilisée et qui visait seulement à rassurer les marchés sur le fait que la Grèce ne ferait pas faillite et ainsi détendre les taux d’intérêts imposés à la Grèce. Depuis, les taux grecs sont montés chaque jour, malgré les dénégations successives de l’UE (Van Rompuy déclarait encore hier « qu’il n’était pas question de restructurer sa dette » après que J-C. Trichet ait déclaré mardi « qu’il était hors de question que la Grèce ou n’importe quel autre pays de la zone euro fasse défaut sur ces emprunts ») et c’est ainsi que le 10 ans atteignait 11 % ce matin et le 2 ans près de 18% ! après dégradation hier à BB- de Standard and Poor’s de la Grèce et à A- celle du Portugal (ce qui est un racket organisé quand on sait que la BCE prête à 0,5% aux banques mais cela est un autre sujet) repoussant la Grèce dans ses derniers retranchements jusqu’à faire appel d’urgence, à ce plan UE-FMI.

On nous annonçait aussi que lorsque la Grèce y ferait appel, il n’y aurait qu’à appuyer sur un bouton pour que les fonds arrivent. La réalité est bien différente : l’Allemagne, malgré son accord de principe, ne veut toujours pas payer et désormais la France s’aligne sur la position allemande par la voix du ministre de l’Economie, C.Lagarde qui demande à ne pas être trop complaisant avec les grecs. En fait, le sort de la Grèce est suspendu aux élections régionales du 9 mai en Rhénanie et Van Rompuy nous fait un aveu d’impuissance éloquent en convoquant un sommet de l’eurogroupe le 10 mai ! Pendant que la zone euro prend feu (ce matin, l’euro a touché 1,31, le cac perd encore 2% après avoir perdu 4% hier et les banques françaises qui sont les plus exposées en termes de créances grecques perdent encore 6% après en avoir perdu autant hier), N.Sarkozy fait trois jours de tourisme en en Chine ! Il n’y a tout simplement plus de pilote dans la zone euro.

En contrepartie de cette aide, l’Allemagne (et donc désormais la France) veut que les Grecs aillent plus loin dans leurs mesures d’austérité. Ce qui est bien en soi, car le problème de fond de la Grèce est qu’elle a vécu au-dessus de ses moyens, mais cela ne réglera pas le problème. Car aucune cure d’austérité ne peut marcher si elle ne permet pas de rétablir la compétitivité économique du pays en question. La cure d’austérité actuelle permettra de rétablir peut-être un jour les finances publiques, si la rue n’a pas pris le pouvoir avant, mais en aucun cas, la Grèce ne va devenir l’Allemagne en trois mois. Donc après cette cure, les grecs seront toujours dans la même difficulté économique et dans trois mois le même problème se reposera. Dans la situation actuelle, cette mise sous perfusion de la Grèce ne sert strictement à rien et ne fera qu’organiser une aide au développement pour le pays, c’est-à-dire que les autres pays européens lui apporteront des fonds qui ne seront jamais remboursés et qui lui serviront seulement à payer les factures courantes.

La seule solution pour que la Grèce retrouve un peu d’air est qu’elle dévalue sa monnaie pour rembourser sa dette en monnaie de singe et que ses produits retrouvent leur compétitivité. C’est ce que font tous les pays du monde lorsqu’ils rencontrent de grandes difficultés…sauf ceux de la zone euro qui sont empêchés de le faire car leur monnaie est justement l’euro, enfin l’euro fort sous contrôle allemand. La seule solution pour la Grèce est qu’elle sorte de l’euro et réimprime ses drachmes pour enfin sortir de cet enfer ; cette solution ne fera pas l’économie des plans de rigueur pour la Grèce. Mais sans la dévaluation et donc la sortie de l’euro, la Grèce mourra rapidement et deviendra une province allemande qui ne vivra que des subventions et des touristes allemands si les allemands font le choix de garder la Grèce dans l’euro ou sera expulsée de la monnaie unique si les allemands ne veulent pas faire prendre le moindre risque à leur politique du Mark fort, pardon de l’euro fort…

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La force des intérêts composés

Posted by lolik11 sur 23 avril, 2010

Charles Gave nous rappelle cette évidence : si l’endettement d’un pays est voisin  de 100% de son pib et a une croissance durablement limitée à x%, alors dès que les taux d’intérêt sur sa dette dépassent ce même taux, la banqueroute est assurée.

Après un mois de crise, les emprunts d’état de la Grèce hier se rémunéraient à 8,5% et ce midi, le 1er ministre G.Papandréou a demandé l’activation du plan d’aide FMI/UE d’environ 45 milliards qui seraient prêtés à 3 ans à 5%. La dette grecque, selon les dernières estimations, s’établit à 113% du pib et pour 2010, le FMI prévoit que le pays resterait en récession, tandis que la zone euro est gratifiée d’une petite croissance de 1%. Avec un score de 5/0, ou même 5/-1, ce plan d’aide la Grèce a-t-il la moindre chance de tirer ce pays de l’ornière ? La réponse est à 14’30 de la vidéo.
Si vous voulez savoir pourquoi l’euro explosera ou pourquoi nous allons nous retrouver avec une Europe totalement dominée et asservie par l’Allemagne, poursuivez jusqu’à la fin, à peine 2 minutes et mieux, écoutez là en entier pour suivre le raisonnement limpide.

Le dernier bouquin de Charles Gave « Libéral mais pas coupable » est d’une lecture simple mais édifiante, n’hésitez pas sortez votre chaise longue au soleil et lancez-vous !

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L’Euro a profité aux pays européens ? Vraiment ?

Posted by echopolitique sur 30 mars, 2010

Alors c'est qui le patron en Europe ?

Alors c'est qui le patron en Europe ?

Le Figaro nous fait un petit article sur Comment la monnaie unique a profité aux pays européens. Au-delà de  la pauvreté de l’analyse économique, ce qui est dérangeant pour le journal de référence de la droite libérale, l’article montre bien justement comment l’euro a été une catastrophe pour les pays européens et pour la constitution d’une zone économique intégrée.

En effet, pour chacun des pays, c’est l’inverse d’un progrès que l’euro a apporté, aussi bien individuellement que collectivement. Grâce à l’Euro, l’Irlande a pu baisser son taux d’impôt sur les sociétés et devenir la tête de pont des sociétés anglo-saxonnes voulant accéder au marché unique. En clair, devenir un cheval de Troie américain fonctionnant sur un dumping fiscal sans rien apporter en retour à la zone euro, si ce n’est un risque systémique quand la crise fut venue. Pour la France, l’Irlande et dans une moindre mesure la Belgique, l’Euro a permis aux gouvernements d’emprunter pas cher à tel point que les budgets n’ont jamais été en équilibre. « Grâce à l’Euro », la Grèce est au bord de la faillite, la France est dans une situation budgétaire catastrophique…et pour la Belgique, je ne reviendrai pas sur les bénéfices de l’euro mais aussi de l’Europe pour ce pays, tant la dislocation avancée de celui-ci nous montre que ce pays n’en est plus un sous la pression séparatiste européenne.

Et enfin il reste les cas de l’Espagne et de l’Allemagne. Pour l’Espagne, l’euro a permis aux espagnols d’emprunter à taux négatif et d’investir dans l’immobilier. Résultat une gigantesque crise immobilière qui plonge le pays dans une dépression qui sera très longue car il n’y a pas d’autre pilier de croissance dans le pays de Cervantès. Et pour l’Allemagne, l’avantage de l’euro est qu’il a permis à ce pays d’accroitre son avantage compétitif CONTRE les autres pays européens (petit argument pour les bisounours européens) et d’empêcher les pays de rétablir l’équilibre de leur commerce extérieur par des dévaluations. Résultat l’Allemagne est hyper-excédentaire dans une zone euro sinistrée et est en train de dépecer à vif notre industrie comme le dit Christian Saint Etienne. L’Allemagne a joliment manœuvré dans une perspective nationale, pas dans une perspective européenne. Et le pire est que nous continuons à laisser les allemands piloter la zone euro au lieu de choisir l’affrontement afin de répondre à l’agression allemande et l’extension de sa domination sur tout le continent (comme quoi l’Histoire semble simplement s’être déplacée d’un terrain à un autre).

Donc la vraie question est désormais : quel avantage réel la France a-t-elle à rester dans l’eurozone hormis la lâcheté de nos gouvernants et le bien-être des élites mondialisées qui ne veulent pas changer leurs euros quand ils vont faire leur course à Milan…? L’euro a été une prime au laxisme, un accélérateur d’endettement, un ralentisseur des réformes (avec l’euro le tournant de la rigueur de 83 n’aurait surement pas eu lieu) et surtout le fossoyeur de nos industries. Il est temps que la France ouvre les yeux sur cette réalité malgré ce que peuvent nous dire les médias et les gouvernants…

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