Echopolitique

Ne pas faire de politique, c'est faire la politique de ceux qui nous imposent la leur.

Archive for septembre 2010

La croisade de l’Europe contre les Nations

Posted by echopolitique sur 19 septembre, 2010

L'inquisition en action

L'inquisition en action

Cette semaine, nous avons atteint un summum lors de la polémique déclenchée par les propos de Viviane Reding insinuant que la France se comportait comme les nazis. Cette commissaire luxembourgeoise, dont le pays soumet à l’obtention d’une autorisation de travail le séjour des roumains et bulgares ce qui est une bonne façon de leur en interdire le séjour, n’a pas eu peur d’aller trop loin. Evidemment, la circulaire en question était scandaleuse mais elle n’était en rien à rapprocher de la déportation des Juifs pendant la Seconde Guerre Mondiale.

D’ailleurs ce qui est vraiment scandaleux dans cette circulaire est qu’elle se focalise principalement sur les Roms (car facilement expulsables) et ne prévoit pas d’appliquer la loi républicaine aux autres campements ni  autres immigrés clandestins. La politique sarkozyste est totalement hypocrite sur l’immigration (comme sur beaucoup de sujets d’ailleurs), prisonnière des intérêts du MEDEF qui veut une main d’œuvre bon marché permettant de faire pression sur les salaires et à la remorque des attentes populaires (ces fameux électeurs qui l’ont rejoint en 2007) qui n’en peuvent plus de ce multiculturalisme qu’ils vivent au détriment de leur identité, de leur quotidien et de leur pays. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : sur les 29 000 reconduites à la frontière, il y en a la moitié qui s’effectue  à partir de Mayotte et environ 10 000 qui concernent les Roms (qui peuvent revenir dès le lendemain grâce à la libre-circulation en Europe), ce qui fait que le gouvernement Sarkozy expulse en réalité aussi peu que les socialistes…Et en contrepartie, il y a eu 175 000 visas longue durée et 108 000 naturalisations l’année dernière. Et après on nous dit que la France est fermée… Comme le dit J.F.Kahn qu’on ne peut pas soupçonner d’être un sarkozyste forcené, « on n’a jamais fait une politique aussi pro-immigration que depuis 3 ans » (1).

Au final, cet épisode n’a finalement que peu à voir avec les Roms. Il révèle que la Commission Européenne (et toutes les élites européistes) ne supportent plus que les Nations européennes mènent une autre politique que celle décidée à Bruxelles. La Commission Européenne, soutenue par la gauche européenne et une partie du centre, est partie en guerre contre ce qu’il reste de souveraineté nationale des Etats-Nations (2) en cherchant à leur imposer le marché où tout doit circuler librement, biens, capitaux, services et maintenant les populations sous couvert de Droits de l’homme et de développement économique. Cette guerre idéologique et médiatique et donc politique est en cours depuis plus de 40 années et reprend toujours les mêmes arguments : nazification-culpabilisation des populations et gouvernements des pays européens et le « there is no alternative » prôné à longueur de journée par les élites qui font de l’Europe notre horizon indépassable.

Cette stratégie de culpabilisation a tellement bien marché que les ministres français n’ont eu à la bouche que les mots pour prouver leur respect du droit européen (sic !) et des engagements de la France. La Commissaire n’a même pas besoin de prouver que la France ne remplit pas ces engagements, la France est présumée coupable. Soit le renversement de la charge de la preuve, l’Inquisition n’est pas loin. D’autant que la grande Inquisitrice pourrait trouver à employer ses capacités d’indignation en regardant d’un peu plus près ce qui se passe en Roumanie, justement au sujet des Roms et qui se trouve consigné dans les rapports successifs d’Amnesty International que j’imagine disponibles à Bruxelles. Et ce, en dépit des  13 milliards d’euros versés par le Fonds social européen pour justement mieux intégrer les Roms.

La commissaire Reding se prend pour Madame la Préfète de la Région France soutenue par tous les idiots utiles du mondialisme (ultra et alter réunis) qui ne veulent plus de Nations indépendantes. Ces pseudo-excuses n’y changent rien, surtout quand on voit que toute la Commission est sur la même ligne que la Commissaire, qui pour rajouter à la situation, a demandé que la France écrive noir sur blanc une déclaration politique s’engageant à ne pas discriminer les Roms ! Une demande tout simplement inacceptable…Le gouvernement français devrait tout simplement demander la démission de la commissaire européenne et refuser de siéger dans les instances européennes tant qu’elle ne se sera pas s’exécutée(3).

Cette affaire montre aussi que l’Europe est imposée au peuple contre sa volonté, contre leurs intérêts, contre leur souveraineté et contre leurs opinions. L’Union Européenne, tel le Léviathan ne vit que pour elle-même et cherche de plus en plus à imposer sa propre vision de la construction européenne, cette fameuse Europe supranationale, que les peuples rejettent dès qu’on leur donne la parole. L’Union Européenne se transforme d’années en années en un totalitarisme qui contraint les peuples, leur impose un modèle venu d’en haut, qui ne fonctionne pas (4) et que les peuples rejettent. Il est grand temps que les peuples européens recouvrent leur liberté et leur droit à disposer d’eux-mêmes comme cela est inscrit dans la Déclaration des Droits de l’Homme. Ils doivent reprendre possession de leur souveraineté nationale afin de décider librement en tant que peuple de leur avenir et non se laisser dicter par des dirigeants non-élus démocratiquement, des juges internationaux, des fonctionnaires européens, leur sort (5).

1 – Par ailleurs, il faut également regarder ce que dit en off J.F.Kahn sur l’immigration, position bien éloignée de la vision angélique qu’il prône dans son journal. Et il le dit lui-même !  « On ment à la population et qu’on leur cache la vérité » : http://www.dailymotion.com/video/x4xut_j-f-kahn-parle-d-immigration-en-off_creation

2- C’est dans cette même logique qu’il faut regarder l’épisode de D.Cohn-Bendit posant un petit drapeau européen sur le bureau de Vaclav Klaus, le président tchèque, qui refusait d’arborer un drapeau européen sur la façade du palais de la présidence. L’Europe considère désormais les Etats européens comme des provinces conquises qui doivent se soumettre à sa loi.

3- A une époque où l’Histoire voulait dire quelque chose, le général de Gaulle a pratiqué la politique de la chaise vide pendant près de 7 mois. Mais il faut dire qu’à l’époque on avait des dirigeants qui savaient ce que cela voulait dire gouverner…

4- Les exemples de l’échec de l’Europe sont tellement nombreux que je n’en prendrai que 3 exemples : la stratégie de Lisbonne adoptée en 2000 qui devait faire de l’Europe l’économie la plus dynamique du monde, la monnaie unique qui devait nous protéger et enfin l’espace Schengen qui devait de l’Europe un seul et même peuple. Au final, on a une économie avec moins de 1% de croissance depuis 10 ans, une monnaie qui nous pénalise dans la mondialisation et une Europe passoire qui ne contrôle plus ses frontières avec tous les problèmes que cela engendre (immigration clandestine, trafics de drogue, contrefaçon et criminalité organisée…). Mais il semble que personne dans nos pays ne veulent regarder les faits, la réalité telle qu’elle est et se contente de la voir telle que nos élites voudraient qu’elle soit.

5- Le président N.Sarkozy doit maintenant se mordre les doigts d’avoir imposé contre la volonté populaire le traité de Lisbonne qui donne force contraignante à la Charte des Droits Fondamentaux. C’est de cette Charte que la commissaire V.Reding tire son mandat pour jouer à l’inquisitrice des politiques nationales.

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Si même Fidel n’y croit plus…

Posted by echopolitique sur 13 septembre, 2010

Une page se tourne...

En cette période d’instantanéité et de zapping de l’information, la nouvelle n’a pas fait grand bruit et pourtant, elle n’est pas anodine : Fidel Castro reconnait que le modèle économique cubain ne marche plus, même à Cuba. Cette nouvelle n’en est pas une réellement, nous savons tous que le communisme ne marche pas plus à Cuba que dans n’importe quel autre pays du monde mais il est toujours bon que ceux qui ont prêché le mensonge pendant tant d’années reconnaissent enfin la vérité.

Cette aveu de l’échec du modèle est un symbole de la conclusion de cette période de l’Histoire dont il faudra un jour réellement tirer le bilan au niveau mondial avec la même sévérité que cela a été fait pour d’autres types de régime. Au final le communisme a été une utopie meurtrière qui a jeté des pays entiers dans le totalitarisme au cours du dernier siècle. Tous les régimes communistes sont devenus des dictatures militaires qui ont réduit leur peuple à la pauvreté et à la privation de liberté.

On pourrait s’étonner que cette nouvelle n’ait pas fait un peu plus de bruit, n’ait pas eu plus de portée symbolique. Mais il faut comprendre les journalistes, ils ont tous été castristes, guevaristes, maoïstes, marxistes  dans leur jeunesse et il est bien plus marrant de s’outrer sur la pseudo-dérive sécuritaire du gouvernement que de bruler leurs idoles de jeunesse et de reconnaître qu’on a été assez peu lucide pour croire à des utopies. Pas facile de s’avouer qu’on a été les cocus de l’Histoire, les idiots utiles du communisme, piégés par un romantisme de jeunesse…

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Les maîtres-censeurs sont à pied d’œuvre

Posted by echopolitique sur 9 septembre, 2010

Et maintenant ils retaillent l'Histoire à leur image

Et maintenant ils retaillent l'Histoire à leur image

En cette rentrée scolaire et derrière les fausses polémiques sur les 1500 professeurs sans formation, les manuels scolaires, les rythmes de travail, nous sommes en train de vivre un véritable drame sans que personne (1) ne s’en offusque. Suite à la refonte des programmes scolaires, Louis XIV et Napoléon vont tout simplement en être dégagés au profit « l’ouverture aux autres civilisations de notre monde ».

Ou plus précisément, Louis  XIV sera étudié en toute fin d’année de 4ème dans un ensemble dédié à la montée de l’absolutisme et donc survolé pour ne résumer son règne qu’à « l’Etat c’est moi ». Et le traitement est encore pire pour Napoléon qui ne sera abordé que dans le chapitre sur la Révolution et l’Empire sur le thème« la construction d’une France moderne », réduisant ainsi son œuvre, au code civil et aux lycées. Autant dire que c’est par le petit bout de la lorgnette que ces deux monuments de notre histoire seront enseignés aux élèves. Ou plutôt par le petit bout de l’idéologie, en réduisant l’Histoire de France  à la Révolution et à la construction du fameux modèle-français-que-tout-le-monde-nous-envie, tout le reste n’étant que vieille France passéiste et ne méritant donc pas d’être enseigné, sinon que pour être combattu (2).

Pour justifier ces nouveaux programmes et l’idéologie qui les sous-tend, il suffit d’écouter  Jean-Michel Blanquer, Directeur général de l’enseignement scolaire nous annoncer que « l’histoire ne s’arrête pas à la France, même si cette dernière doit rester centrale. Aujourd’hui le programme est simplement plus complet. » Ou encore le Secrétaire général de l’Association des professeurs d’histoire-géographie, Hubert Tison, pour qui «aujourd’hui, on ne peut faire l’impasse sur la Chine ou sur l’Inde, superpuissances économiques» et pour lequel «beaucoup de jeunes sont d’origine africaine: il faut aussi qu’ils se reconnaissent un peu dans les programmes» (3).

Après s’être attaqué à la littérature, comme symbole de la domination bourgeoise dans les années 70, à la transmission des savoirs au nom de l’égalitarisme dans les 80-90, les voilà maintenant qui veulent mettre à bas l’Histoire, un des derniers vestiges de l’Instruction Publique (avec les mathématiques, ça sera la prochaine étape) au nom de l’ouverture sur le monde. A chaque époque son idéologie et ses mythes et donc ses ennemis à abattre. En lieu et place de connaissances claires et précises sur l’Histoire de France, les nouveaux programmes ne dispenseront plus qu’un saupoudrage de culture mondiale aux élèves qui ainsi n’auront plus aucun repère réel sur l’Histoire de France et les grands mouvements  idéologiques, politiques, sociétaux qui ont construit ce pays (4). Ou comment organiser la déculturation des futurs citoyens.

Mais en plus de cette smicardisation intellectuelle de toute une génération, (qui n’est pas nouvelle puisqu’en matière d’enseignement, l’objectif des 80% d’une classe d’âge au bac ou des 50% diplômés de l’Université relevait du même processus), les nouveaux programmes sont aussi la traduction de la bien-pensance  de nos classes dominantes. Depuis Mai 68, les progressistes nous disent que l’Histoire de France, c’est ringard, c’est raciste, c’est la guerre, c’est le monde d’avant, surtout que pour eux, cette Histoire de France se limite à la collaboration, l’esclavage, la colonisation et c’est à peu près tout. Ces mêmes « progressistes » nous disent que l’Etat, ce n’est que subventions et droits oubliant devoirs et lois, que la France doit s’ouvrir à tout et se fondre dans le totalitarisme mou européen. Ces nouveaux programmes ne sont que la traduction dans les faits de l’idéologie de ces progressistes qui détestent la France pour qui la vieille France doit disparaitre et faire de la place à ses nouveaux maîtres intérieurs (les jeunes d’origine africaine) et extérieurs (l’Inde et la Chine). Et quoi de mieux pour cela que de rééduquer le peuple en lui mettant dans la tête, dès son plus jeune âge, ces nouvelles « vérités » (5).

Parallèlement à cela ou plutôt à cause de cette déculturation, personne ne comprend plus rien à rien ; la fonctionnaire du Conseil Régional d’Aquitaine a été exclue pour 4 mois de la fonction publique pour avoir écrit le livre Absolument dé-bor-dée ! Comme quoi dans ce pays on peut critiquer Sarkozy quand on est un fonctionnaire soumis au devoir de réserve, on peut dire que la France de 2010, c’est comme Vichy quand on est chercheur au CNRS, on peut nazifier Besson quand on est salarié de France Inter, on peut défiler en dénonçant le racisme d’Etat, Sarkozy fasciste ou la France raciste quand on est une Association subventionnée par l’Etat ou un immigré clandestin… mais on ne peut pas dire que les fonctionnaires des collectivités locales ne travaillent pas beaucoup, on ne peut pas non plus diffuser un reportage sur le rapport homme-femme dans les banlieues, on ne peut pas organiser un apéro avec du saucisson et du pinard dans un quartier multiethnique de la capitale. Les maitres-censeurs sont à pied d’œuvre pour défendre leurs « vérités » et ainsi protéger le vrai pouvoir dominant.

Et pour conclure cette belle semaine, revenons vers le papy Galinier est toujours en prison et pour lequel il n’y a pas de libération en vue. En revanche, le juge des libertés et de la détention a décidé de remettre en liberté, après avoir été traqué pendant un mois par les policiers, le 2ème suspect braqueur du casino d’Urriage (il faut dire que lui, avec 7 condamnations à son actif, ne risquait pas d’inquiéter « pour trouble à l’ordre public ») . Et les syndicats de magistrats de se retrancher derrière la séparation des pouvoirs et l’indépendance de la Justice, après les réactions des policiers et de l’exécutif, pour justifier cette forfaiture. Comme d’habitude, ils mélangent tout, mais plus personne ne prend la peine de leur dire que déjà la Justice n’est pas un pouvoir dans ce pays mais une autorité, qu’être indépendant du gouvernement ne veut pas dire être contre le gouvernement et ses représentants, et surtout que la Justice n’est pas rendue pour les syndicats politiciens des magistrats mais au nom du peuple français…

1- Enfin presque. Il y a eu quelques interventions dans les médias dont une remarquable de simplicité de Max Gallo et surtout une pétition (que je vous invite à signer) de la part du collectif « Notre Histoire forge notre avenir ».

2- On peut d’ailleurs remarquer que dans les nouveaux manuels scolaires les heures sombres, comme ils adorent dire, sont particulièrement mises à l’honneur avec l’esclavage en 4ème et en 3ème et surtout avec la collaboration et la colonisation qui figureront au programme chaque année ou presque. C’est qu’il ne faudrait pas toucher au point de consensus entre libéraux et gauchistes qui permet de déconsidérer la France en tant qu’entité politique et donc de servir les causes antinationales comme l’Europe fédéraliste ou l’altermondialisme, les deux faces du mondialisme.

3- Cette phrase mériterait des heures de discussion tant elle a des implications sociétales et politiques profondes, à commencer par la vision du cycle immigration/intégration ou encore sur la question de l’appartenance à la Nation des derniers arrivants.

4- La vraie question serait de savoir si tout cela est fait intentionnellement ou si ce sont juste, des apprentis sorciers. Poser la question revient à y répondre et même si on ne peut pas exclure quelques idiots utiles qui pensent réellement que des programmes plus ouverts aux autres cultures permettront de faire progresser nos chères têtes blondes, il ne faut pas perdre de vue que l’Histoire est bien souvent la clef de compréhension du monde actuel et donc qu’en s’attaquant à l’Histoire, les pédagogues soixante-huitards visent surtout à cela. Orwell disait dans 1984 « Qui contrôle le passé, contrôle le futur ; qui contrôle le présent, contrôle le passé ». Je crois que tout est dit…

5- Et quand on entend ce que pensent les ministres de droite tel qu’Eric Besson qui déclarait que « La France n’est ni un peuple, ni une langue, ni un territoire, ni une religion, c’est un conglomérat de peuples qui veulent vivre ensemble. Il n’y a pas de Français de souche, il n’y a qu’une France du métissage », on ne peut que comprendre qu’une telle réforme des programmes soit passée sous un gouvernement de droite.

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