Echopolitique

Ne pas faire de politique, c'est faire la politique de ceux qui nous imposent la leur.

Archive for mars 2010

Un bouclier peut-il se transformer en glaive ?

Posted by lolik11 sur 31 mars, 2010

Tous ceux qui prennent le bouclier périront par le bouclier (St François, St Dominique et Ste Martine)

Tous ceux qui prennent le bouclier périront par le bouclier (St François, St Dominique et Ste Martine)

Sur l’air de la compassion, voila A.Juppé qui tient la main de Fr.Hollande pour entonner « Cela ne me choquerait pas qu’on demande aux très riches un effort de solidarité supplémentaire vis-à-vis de ceux qui soufrent ». Sur l’air de la justice, P.Méhaignerie, fait mine de découvrir qu’ « on ne peut pas aborder la question des retraites sans aborder le problème de la justice fiscale ». Sentant le vent tourner, certains demandent un délai de réflexion, tel J-F Copé qui confie « A titre personnel, je n’ai pas une religion totalement définitive sur le sujet » tandis qu’un autre, qui en fut l’artisan en 2005, réclame sa suspension, tellement « il se sent mal à l’aise »! Bref, la majorité qui a voté le bouclier fiscal, le traîne aujourd’hui comme un boulet. Et ce boulet, c’est du lourd : 585 millions d’euros restitué en 2009 à 16.350 foyers fiscaux. Sa suppression aurait permis de faire passer le déficit public 2009 de 144,8 milliards à…144,2 milliards, c’est dire la force de frappe de la mesure !

Bref, ce n’est pas du coté de l’efficacité fiscale que l’on trouvera l’urgence de la mesure mais plutôt dans la préparation, quoiqu’en dise notre gouvernement, de la hausse des impôts, des taxes et des contributions. Car le bouclier, pour ceux qui peuvent s’en prévaloir, ne protège que d’une future hausse de ceux-ci : et dans ce cas l’argument d’exonérer les plus riches de l’effort commun pourrait alors frapper, comme le glaive, les députés de la majorité d’ici deux ans. Alors devant la perspective d’une déroute, que pèsent l’efficacité économique et la moralité ? D’abord, ils ne sont que 16.000, de ce coté pas de danger électoral ! Juste le danger de l’exil fiscal, qui avait été évalué en 2006 à 843 expatriés qui représentaient déjà à l’époque une fuite de capitaux de 2,8 milliards € par an. Et devant l’instabilité fiscale de notre pays, il s’agit bien d’exil définitif. De cela, nos députés n’en ont cure ; il s’agit de sauver leur siège et pas un ne parlera de l’immoralité que constitue un prélèvement supérieur à 50% des revenus. Ils préfèrent confisquer les revenus légitimes de celui qui les a gagnés plutôt que de tailler dans les dépenses. Ils ne peuvent seulement imaginer que de diminuer les dépenses et la pression fiscale pourraient redonner un bol d’air à tous ceux qui en bénéficieraient. Et pourtant il y aurait de quoi faire sur les 1.067,8 milliards d’€ de dépenses mais ce n’est pas vendeur et nos députés le savent bien. Certains anticipent donc déjà la hausse des prélèvements ; CSG pour les centristes, impôt sur le revenu pour les socialistes et de Villepin. Ils voudraient décourager les français de travailler qu’ils ne s’y prendraient pas autrement. Pas de chance pour eux, la morale et l’efficacité économique sont indissociables.

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L’Euro a profité aux pays européens ? Vraiment ?

Posted by echopolitique sur 30 mars, 2010

Alors c'est qui le patron en Europe ?

Alors c'est qui le patron en Europe ?

Le Figaro nous fait un petit article sur Comment la monnaie unique a profité aux pays européens. Au-delà de  la pauvreté de l’analyse économique, ce qui est dérangeant pour le journal de référence de la droite libérale, l’article montre bien justement comment l’euro a été une catastrophe pour les pays européens et pour la constitution d’une zone économique intégrée.

En effet, pour chacun des pays, c’est l’inverse d’un progrès que l’euro a apporté, aussi bien individuellement que collectivement. Grâce à l’Euro, l’Irlande a pu baisser son taux d’impôt sur les sociétés et devenir la tête de pont des sociétés anglo-saxonnes voulant accéder au marché unique. En clair, devenir un cheval de Troie américain fonctionnant sur un dumping fiscal sans rien apporter en retour à la zone euro, si ce n’est un risque systémique quand la crise fut venue. Pour la France, l’Irlande et dans une moindre mesure la Belgique, l’Euro a permis aux gouvernements d’emprunter pas cher à tel point que les budgets n’ont jamais été en équilibre. « Grâce à l’Euro », la Grèce est au bord de la faillite, la France est dans une situation budgétaire catastrophique…et pour la Belgique, je ne reviendrai pas sur les bénéfices de l’euro mais aussi de l’Europe pour ce pays, tant la dislocation avancée de celui-ci nous montre que ce pays n’en est plus un sous la pression séparatiste européenne.

Et enfin il reste les cas de l’Espagne et de l’Allemagne. Pour l’Espagne, l’euro a permis aux espagnols d’emprunter à taux négatif et d’investir dans l’immobilier. Résultat une gigantesque crise immobilière qui plonge le pays dans une dépression qui sera très longue car il n’y a pas d’autre pilier de croissance dans le pays de Cervantès. Et pour l’Allemagne, l’avantage de l’euro est qu’il a permis à ce pays d’accroitre son avantage compétitif CONTRE les autres pays européens (petit argument pour les bisounours européens) et d’empêcher les pays de rétablir l’équilibre de leur commerce extérieur par des dévaluations. Résultat l’Allemagne est hyper-excédentaire dans une zone euro sinistrée et est en train de dépecer à vif notre industrie comme le dit Christian Saint Etienne. L’Allemagne a joliment manœuvré dans une perspective nationale, pas dans une perspective européenne. Et le pire est que nous continuons à laisser les allemands piloter la zone euro au lieu de choisir l’affrontement afin de répondre à l’agression allemande et l’extension de sa domination sur tout le continent (comme quoi l’Histoire semble simplement s’être déplacée d’un terrain à un autre).

Donc la vraie question est désormais : quel avantage réel la France a-t-elle à rester dans l’eurozone hormis la lâcheté de nos gouvernants et le bien-être des élites mondialisées qui ne veulent pas changer leurs euros quand ils vont faire leur course à Milan…? L’euro a été une prime au laxisme, un accélérateur d’endettement, un ralentisseur des réformes (avec l’euro le tournant de la rigueur de 83 n’aurait surement pas eu lieu) et surtout le fossoyeur de nos industries. Il est temps que la France ouvre les yeux sur cette réalité malgré ce que peuvent nous dire les médias et les gouvernants…

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En soutien à Eric Zemmour dans son combat contre le fascisme politiquement correct

Posted by echopolitique sur 25 mars, 2010

Echo Politique et ses deux auteurs veulent soutenir E.Zemmour dans son combat contre le fascisme bien-pensant qui veut le faire taire et l’empêcher d’exercer son métier. E.Zemmour est un des seuls journalistes à avoir une parole dissonante dans le paysage médiatique, un des seuls qui dépassent les poncifs médiatiques auxquels nous avons été nourris depuis 30 ans. Un des seuls également à analyser la vérité des faits sur des sujets aussi verrouillés médiatiquement que l’immigration, l’assimilation, l’Europe, la justice, les relations et intérêts politiques des différents lobbys. Un des seuls à ne pas accepter le déni des faits qui tient lieu de pensée aux moutons médiatiques comme le dit si bien Elisabeth Levy. Pour cela, les antiracismes cette fois-ci veulent le faire taire pour avoir dit seulement des faits. C’était le lobby des juges il y a quelques mois. C’était les européïstes encore avant…Cette dérive totalitaire du politiquement correct est une grave régression démocratique dans notre pays et nous empruntons malheureusement le chemin annoncé par A.Finkelkraut lorsqu’il disait que l’antiracisme serait le communisme du 21ème siècle.

Nous signalons que des sympatisants de sa cause ont appelé à une manifestation de soutien jeudi 25 mars de 17 h 30 à 19 heures devant le siège du Figaro, 14 boulevard Haussman, métro Richelieu Drouot et nous invitons tous ceux qui défendent la liberté d’expression à s’y joindre. Il est important de montrer physiquement et médiatiquement qu’E.Zemmour compte un nombre important de soutiens, de savoir s’organiser comme les pétitionnaires professionnels savent si bien le faire pour peser sur les débats.

La lettre d’Éric Zemmour au président de la LICRA

Monsieur le Président, je fais suite à notre rencontre à l’instigation de mon avocat, Olivier Pardo. Cette rencontre nous a permis de nous rendre compte qu’il y avait bien eu un malentendu et une confusion non seulement dans la reprise de mes propos par les médias, mais également dans l’analyse qui a pu ensuite en être faite et qui a conduit à ce déchaînement médiatique à mon encontre.

En effet, je n’ai jamais dit, contrairement à ce qui a pu être colporté dans les médias, que tous les délinquants sont arabes et noirs , mais que la plupart des délinquants sont arabes et noirs.

Ma volonté n’a jamais été de stigmatiser les Noirs ou les Arabes  » comme des délinquants, mais, si cette phrase, sortie de tout contexte, a pu heurter, je le regrette.
La mise en scène toute de gouaille cynique d’un Ardisson sur Canal+, qui prévient d’avance par un panneau comme dans les dessins animés de Tex Avery : Attention, Zemmour dérape , et qui mime un effarement scandalisé d’autant plus surjoué qu’il est enregistré et inséré a posteriori, tandis que pendant l’émission, il avait pris un air patelin, pour me glisser à l’oreille : Tu as un rôle très important dans la société de dire les vérités qui dérangent… Ne t’inquiète pas, je te protégerai au montage. Car, si mes propos étaient si infâmes à ses yeux, que ne les a-t-il coupés au montage ?

D’autres sont allés plus loin. J’aurais déclaré : Tous les Arabes et Noirs sont délinquants . C’est ainsi que l’a pris – ou a voulu le comprendre – un membre éminent du CSA, Rachid Arhab, qui a rétorqué à la cantonade : On peut être arabe et membre du CSA . Mais était-ce le sujet ? Des journalistes m’ont même demandé si j’avais voulu dire qu’ils étaient délinquants parce qu’arabes et noirs . Et ils se sont étonnés que je refuse de leur répondre.

Je n’ai bien entendu pas voulu dire tout cela. Je connais trop la souffrance réelle de mes compatriotes Arabes et Noirs , honnêtes travailleurs, parents intègres, qui se sentent salis par les exactions des bandes de jeunes gens qui ont la même origine qu’eux. Je le sais d’autant mieux qu’avec mon patronyme, je me souviens du temps pas si lointain – les années 1970 – où une bande de truands célèbres – les frères Zemour – défrayaient la chronique criminelle, la honte dans les yeux de mon grand-père ; et, accessoirement, l’attente interminable dans les aéroports pour la vérification vétilleuse – et sans ordinateur – de mon identité. Mon grand-père souffrait en silence pour son « nom traîné dans la boue », mais il n’a jamais prétendu que nos homonymes n’étaient pas des brigands de grand chemin !

On a volontairement oublié que ma désormais fameuse phrase n’était qu’une réponse aux arguments développés par les autres intervenants selon laquelle la police n’arrête que les Arabes et Noirs. Cette double stigmatisation – et de la police républicaine – et des Arabes et Noirs ne choque personne. Les Arabes et Noirs peuvent être distingués du reste de la communauté nationale s’ils sont héros (le livre de Thuram exaltant les héros noirs) ou victimes. Dans tous les autres cas, il est infâme de les distinguer. Cette injonction universaliste conviendrait assez bien à mon tempérament assimilationniste. J’ai tendance à ne voir dans tous les Français que des enfants de la patrie, sans distinction de race ni de religion, comme dit le préambule de notre Constitution.

Mais voilà que l’on me reproche aussi cette position, que l’on juge désuète, très IIIe République, exhalant un fumet néo-colonialiste. Au nom du droit à la différence, de la modernité, on doit pouvoir exalter ses racines et l’enrichissement d’une société multiculturelle. Mais quand vous avez l’outrecuidance de montrer l’envers de ce décor riant, on redevient furieusement universaliste !

J’ai eu le malheur d’ajouter : c’est un fait ! J’aurais sans doute dû ajouter malheureusement . Je ne me réjouis ni pour eux ni pour la société française ; mais l’autruche n’est pas mon modèle. On me rétorque un peu facilement qu’il n’y a pas de statistiques ethniques pour prouver mes dires. Pourtant, devant une commission parlementaire du Sénat, Christian Delorme, surnommé le curé des Minguettes , ne déclarait-il pas : En France, nous ne parvenons pas à dire certaines choses parfois pour des raisons louables. Il en est ainsi de la surdélinquance des jeunes issus de l’immigration qui a longtemps été niée, sous prétexte de ne pas stigmatiser. On a attendu que la réalité des quartiers, des commissariats, des tribunaux, des prisons impose l’évidence de cette surreprésentation pour la reconnaître publiquement. Et encore, les politiques ne savent pas encore en parler. »

Il y a quelques années, une enquête commandée par le ministère de la Justice, pour évaluer le nombre d’imans nécessaires, évaluait le pourcentage de musulmans dans les prisons entre 70 et 80 %. En 2004, l’islamologue Farhad Khosrokhavar, dans un livre L’islam dans les prisons ( Balland), confirmait ce chiffre. En 2007, dans un article du Point , qui avait eu accès aux synthèses de la Direction centrale de la sécurité publique ( DCSP) et de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), on évaluait entre 60 et 70 % des suspects répertoriés issus de l’immigration. Il y a près de dix ans, la commissaire Lucienne Bui Trong, chargée des violences urbaines à la direction centrale des RG, relevait que 85 % de leurs auteurs sont d’origine maghrébine. Dans un article du Monde, du 16 mars 2010, les rapports des RG sur les bandes violentes établissaient que 87 % étaient de nationalité française, 67 % d’origine maghrébine et 17 % d’origine africaine. La « plupart » est donc, au regard de ces chiffres, le mot qui convient.

Mes contempteurs pourraient d’ailleurs me rétorquer que ces chiffres prouvent bien que les personnes issues de l’immigration sont défavorisées, puisque depuis Victor Hugo, on sait bien que c’est la misère qui crée la délinquance. On pourrait aussi rappeler que dans tous les pays d’immigration, les derniers arrivés donnent souvent les gros effectifs à la délinquance – Irlandais dans l’Amérique du XIXe siècle, Marocains dans l’Israël des années 1950, Russes aujourd’hui. Ces arguments ne sont d’ailleurs pas sans fondement, mais on ne me les présente nullement. On exige seulement que je me taise.

On me reproche aussi de contester le principe de discrimination . Mais je continue de penser que le concept même de « discrimination » est dangereux, qu’il pousse à la délation et l’irresponsabilité. Depuis quand n’a-t-on plus le droit en France de contester le bien-fondé d’une loi ? Cette question des discriminations est potentiellement explosive dans un pays égalitaire comme la France. Quand certains grands patrons déclarent qu’ils n’embaucheront plus désormais que des gens issus de l’immigration, et en tout cas pas des mâles blancs , c’est aussi une discrimination, mais personne ne s’en soucie. C’est pour éviter ces querelles sans fin que j’explique que la discrimination, c’est la vie , c’est-à-dire la liberté de choix. Il faut traiter les problèmes réels autrement. En tout cas, on peut en débattre dans un pays libre.

Il existe aujourd’hui une ambiance délétère dans le débat démocratique français. Le pays de Voltaire « je ne suis pas d’accord avec vous mais je me battrai pour que vous puisiez le dire » devient le pays de Torquemada, qui tue l’hérétique pour sauver son âme. Pourquoi les journalistes qui prétendent faire un portrait de moi s’empressent-ils de demander à mes employeurs s’ils me garderont leur confiance ? Il y a aujourd’hui en France une ambiance maccarthyste qui réclame l’interdiction professionnelle comme exutoire des dérapages. C’est ma mort sociale qui est réclamée.

Notre rencontre a eu le mérite d’ouvrir un dialogue qui, je l’espère, pourra se prolonger, hors de l’enceinte d’un tribunal. Je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l’assurance de mes sentiments distingués.

Éric Zemmour »

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« Si l’Olympique Lyonnais jouait un peu moins bien, les choses seraient plus faciles pour le Bayern Munich »

Posted by lolik11 sur 16 mars, 2010

Il faut tout faire pour conserver Riberi (l'euro)

Il faut tout faire pour conserver Riberi (l'euro)

C’est en ces termes footballistiques qu’a répondu le ministre allemand des Finances W.Schäuble à son homologue français, qui a jeté lundi, dans le Financial Times, un petit pavé dans la mare : « Je ne suis pas sûre que le modèle allemand soit viable à long terme et pour l’ensemble du groupe.  Clairement, l’Allemagne a fait de l’extrêmement bon travail ces dix dernières années, améliorant sa compétitivité, mettant une très forte pression sur ses coûts du travail »

L’argument de dumping social avec le coût du travail est nul et Chr.Lagarde n’a pas peur du ridicule, venant d’un pays qui n’a pas le courage de prendre les mesures qu’il faut prendre.  En somme, elle adresse trois reproches à notre voisin : L’Allemagne exporte trop, ne consomme pas assez et arrive à contenir les coûts du travail ! L’Allemagne, c’est notre Chine européenne ! Sauf que là, il n’y a pas de concurrence déloyale avec une monnaie sous-évaluée, puisque pas de chance, nous avons la même monnaie.

Sur 15 ans la hausse des salaires a été de 15% en Allemagne et de 35% en France : nous sommes les seuls à croire à la relance par consommation qui ne fait que reporter la crise sans jamais la résoudre. L’Allemagne, elle, a misé sur les investissements ; sur la même période, la productivité s’y est accrue de 1,5% l’an contre 1% en France et c’est bien la productivité qui est en cause bien plus que le différentiel de coût du travail. Résultat, la part de marché de la France dans les exportations intra-européennes a chuté de 5 points ces dix dernières années, tandis que l’Allemagne réussit à dégager un excédent commercial de 200 milliards chaque année.

Ceci étant dit, c’est vrai que le modèle mercantiliste allemand n’est pas viable à long terme dans une zone à monnaie unique puisque les excédents de balance commerciale des uns sont des déficits des autres. Mais Chr.Lagarde se trompe de combat ; d’abord parce que celui qu’elle engage n’a aucune chance d’aboutir. Le porte-parole d’A.Merkel a beau jeu de répondre « Nous ne sommes pas un pays qui décrète les salaires ou la consommation » puisque qu’en effet, l’Allemagne ne disposant pas de salaire minimum généralisé, le gouvernement peut difficilement agir sur ce levier. Ensuite parce que l’Allemagne bénéficie de l’euro qui dope ses exportations et qu’on n’imagine pas un pays interrompe ses exportations au motif de faire plaisir à ses voisins. Car c’est bien l’euro qui est en cause dans cette affaire tout comme dans les problèmes de la Grèce.

En effet, la politique monétaire de la zone euro est une politique moyenne ; elle pose donc des problèmes aux extrêmes. Un euro trop fort pour les pays qui manquent de productivité (Espagne, Grèce, Portugal, Irlande et bientôt Italie et France) qui pénalise leurs exportations et un euro trop faible pour l’Allemagne ou la Hollande, au regard  de leur productivité, qui sans l’ajustement nécessaire des changes, leur permet d’accumuler des excédents commerciaux au détriment de leurs partenaires. Bon, vous l’avez compris, pour cette raison et bien d’autres je ne suis pas très europhile. La solution ? Je me risque à donner la mienne : que l’Allemagne sorte de l’euro pour commencer. Ce ne sera pas suffisant : certes, mais ce serait peut-être la moins mauvaise de toutes les solutions.

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