Comme on pouvait s’y attendre, le premier tour des élections cantonales a montré que notre démocratie était malade, en témoignant l’abstention record et la forte montée du Front National (du moins en % des suffrages exprimés, compte tenu du nombre de cantons dans lequel il présentait un candidat). Ces deux tendances n’étant pas des nouveautés mais plutôt les conséquences d’une absence de véritable alternative au système UMPS. La claque prise par l’UMP, réunissant seulement 17% des voix au niveau national, laissant 204 duels PS-FN au second tour (10% des cantons renouvelables) n’est même plus un signal d’alarme, c’est la preuve que la stratégie sarkozyste du « en parler toujours, n’agir jamais », associée au parti unique à droite mène à un véritable suicide collectif.
Mais ce recul de l’UMP n’a pas non plus bénéficié à la gauche ni au PS qui reste à des scores classiques (autour de 25%) alors que le désamour du gouvernement et du président auraient dû les propulser au sommet. La force du PS réside essentiellement dans la faiblesse de la droite et la gauche ne triomphe que dans les élections locales et surtout quand le peuple reste à la maison. Face à ces résultats, tout ce que le système médiatique et politique à a nous proposer est un fumeux Front Républicain destiné à faire barrage au FN et qui assurerait la réélection, de manière quasi automatique, du syndicat des sortants. On voudrait nous embrigader dans ce Front mais avant de l’envisager, deux questions méritent réponses.
Un Front Républicain, mais avec qui ? Avec tous les partis hors FN ? C’est quand même assez fort de vouloir faire un Front Républicain avec le NPA qui n’est pas vraiment républicain (jetez un œil à son programme) et avec ceux qui acceptent de s’y allier. Avec l’UMP et le PS, qui ont bafoué le peuple avec le traité de Lisbonne ? Qui bradent conjointement l’Ecole Républicaine, les services publics, la laïcité, notre souveraineté populaire depuis 30 années ? Tous ceux qui prétendent présenter un Front Républicain devrait déjà balayer devant leur porte avant de donner des leçons de républicanisme. Lire la suite »


Ce slogan ne vous rappelle rien ? Bien entendu que oui et pourtant, non…vous vous bouchez déjà le nez si vous êtes bien-pensant…Et pourtant, c’est exactement ce que le PS est en train de dire à un de ses membres. Martine Aubry a écrit à Manuel Valls (qui lui a d’ailleurs déjà répondu tout aussi sèchement, ce qui promet des moments intéressants dans le futur) pour lui demander clairement de rentrer dans le rang et donc de se taire ou de partir. Mais au-delà de l’aspect tactique et artificiel de cette mise en garde, il est très intéressant d’analyser le discours des responsables socialistes sur un sujet qui est celui du vivre-ensemble, du sentiment d’appartenance et plus généralement du respect du à l’organisation à laquelle on appartient. Et pour cela, j’ai pris le recopiage de la dépêche AFP l’article paru dans Libération et remplacé quelques mots par d’autres ; cela éclaire le décalage entre le discours que le PS tient en interne mais qu’il n’est pas capable d’imaginer tenir pour la France…Extrait.